Coup de petit Nicolas

Publié le par Bertrand

Il y a des lectures qui ont un goût de madeleine. Je viens de relire Le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny, et j'y ai retrouvé mon enfance. Pas ce que j'ai vécu, en tout cas pas exactement, mais tout ce que j'aimais à cette époque.
Ca m'a fait penser à un truc que j'avais écrit, en hommage, en 2004 pour raconter mes vacances à Millau. Voici donc ce texte, un peu (en toute modestie, j'ai essayé) "à la manière de" Goscinny :

Lundi 12 Juillet, on est allé acheter nos billets de train pour partir à Millau avec JB, Ricou, Bérengère et Julien. C’était super drôle mais ça donne vachement mal à la tête !

En fait, on devait tous partir le 26. Bon. Mais Ricou finit le boulot le 31 vers 8 ou 9h du matin. Et Julien a un repas de famille le 27 ou 28 et Bérengère a des entretiens le 28.

Donc ça posait problème ! Ce qui fait qu’on avait prévu de partir JB et moi en amoureux (hein ?) le 26 et qu’ils nous rejoindraient le 31 tous les 3.

On était partis pour faire comme ça et on arrive au guichet. Là, surprise ! Je connais la jeune fille derrière le comptoir parce qu’elle était en Droit avec moi et que je lui ai prêté des cours de philo et elle est sympa et j’en étais un peu amoureux de Magali. Elle avait mis le panneau « fermé » mais comme elle m’a reconnu, elle a accepté de faire du rabe. Quand je vous disais qu’elle était sympa ! Et on a commencé à 14h10. On a commencé à acheter nos billets et c’est là que c’est devenu difficile. Comme JB et moi on part le 26, les autres le 31 et que JB et Ricou reviennent en voiture, on est trois à revenir en train. Ah ah ah ! La machine n’a rien voulu comprendre et on a commencé à prendre nos billets aller JB et moi. Ensuite on a fait les trois billets retour et il y avait encore un problème parce que j’avais un papier pour un aller gratuit parce que je renouvelais ma carte 12-25 et Julien a pas la carte et il en veut pas donc c’est devenu compliqué et il a fallu faire des manipulations super compliquées et nous on a dit que ça serait peut-être plus simple de faire un par un, bah oui, mais elle nous a dit que non, sinon, on serait pas les uns à côté des autres, donc on a plus rien dit.

Et puis j’ai discuté un peu avec Magali pendant qu’elle cherchait une solution, et elle m’a dit qu’elle devait partir travailler à 14h30 au relais SNCF à l’autre bout de la ville et là, on a été bien embêté pour elle et on lui a dit. Même qu’elle nous a répondu qu’elle s’en moquait, elle, mais que c’était pour ses collègues là-bas… On a dit « ah bon ! Oh ! Bah on s’en fout alors ! » Et on a bien rigolé. Et ça a continué. Et après, il y a eu sa collègue qui est arrivé pour prendre sa place à Magali mais elle a quand même continué et puis finalement elle s’est dit qu’il fallait vraiment qu’elle parte. Il était 15h30 et elle était quand même super en retard. Donc elle est partie après avoir fait sa ventil’ (c’est quand elle compte les pièces et les billets qu’elle a soutiré aux voyageurs qui achètent leurs billets) et nous on a dit « au revoir, Magali ! » tous en chœur et ça l’a bien fait rigoler et nous aussi. Mais avant elle rigolait pas trop parce qu’on fait quand même vachement chier à pas partir tous en même temps, mais elle en voit souvent des zouaves qui achètent des billets un peu comme nous. Elle nous a dit que le monsieur avant nous, il avait acheté des billets de train pour aller je ne sais plus où en auto-stop et même que JB a souligné que le monsieur devant nous il avait les cheveux violets alors moi, j’ai dit qu’on ne pouvait pas trop en vouloir à un monsieur qui avait les cheveux violets et on a bien rigolé.

Et puis après, on a dit « Bonjour Dorothée ! » parce que la collègue à Magali s’appelait comme ça et q’on allait pas lui donner un autre nom, ça serait ridicule. Et là, ça a été un peu plus vite parce qu’elle a tout fait toute seule. Mais JB et moi, on s’en moquait parce qu’on avait déjà nos billets alors on rigolait derrière et JB a dû partir chez le docteur et c’était dommage parce qu’on s’amusait bien avec JB. Et donc Dorothée a proposé des solutions à tout le monde et j’ai pas tout compris parce qu’il y avait une histoire comme quoi c’était plus cher en deuxième classe qu’en première, mais moins cher sans la carte 12-25 qu’avec et c’était pas normal on a dit mais elle a répondu que les autres trains étaient complets donc Bérengère et Julien ont choisi de partir à Paris pour dormir chez Bérengère le 28 et de venir nous rejoindre à Millau le 29 au soir. Et après, ça a été le tour de Ricou qui va finir son boulot le matin de bonne heure si son chef accepte mais Ricou il a dit que sinon, il démissionnerait pour sa dernière heure de boulot et que ça serait dommage pour son chef mais que ça serait bien fait quand même. Il prend donc le train à 10h20 et il arrive le soir vers 18h30 ou quelque chose comme ça. Et nous on était super dégoûtés parce que nous on met plus de 12h pour y aller alors que Ricou, il met que 8h. Et en plus, on a pas de train direct. On a tous des changements à faire soit à Rodez, soit à Montpellier, soit à Clermont-Ferrand mais finalement on a tous nos billets et j’ai dû passer des sous à Ricou parce que lui il prend le TGV et que ça coûte plus cher et qu’il avait pas prévu que ça coûte tant que ça. Et à 16h10, on est sortis de la gare avec la tête en compote mais on a quand même bien rigolé.

L’année prochaine, il faudra qu’on se débrouille autrement. Ricou a eu une bonne idée : on pourrait y aller en bateau !
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Publié dans 400coups

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