What about the Zazie coup ?
Je lis beaucoup. En fait, non, pour être exact, je ne lis pas beaucoup, mais je lis tout le temps. Des fois, c’est laborieux et je mets trois semaines ou trois mois à lire un livre. Dans ces cas-là, ça veut tout dire… Et des fois, je mets trois jours ou trois heures. Et là, tout s’illumine.
Je viens de lire Zazie dans le métro, de Raymond Queneau. Oui, je sais, ça fait 50 ans que ce livre est sorti, et certains savent que c’est une merveille. Mais pour tous ceux qui ne le savent pas encore, je vous conseille, que dis-je, je vous exhorte à lire ce roman !
C’est remarquablement écrit, c’est drôle, c’est réaliste, c’est vrai, c’est dramatique, c’est inventif, et c’est philosophique.
C’est tellement bien qu’on oublie le titre. Parce qu’à la limite, on s’en tamponne du métro ou pas du métro. Zazie est une vraie fille, avec un foutu caractère qui fait qu’on ne peut que l’aimer parce qu’on la déteste. « Aimer, mon cul ! » comme elle dirait.
Et puis cette écriture ! Mon Dieu quel talent ! A la croisée entre le primesautier, l’argot, le langage soutenu et les inventions de mots et d’expressions, Queneau ne s’emmerde pas à structurer ses phrases comme d’autres auteurs de l’époque (je pense à Camus, et ses « sujet-verbe-complément-point »). Il écrit comme on parle, mais en mieux. Chaque phrase est un bijou et on se demande pourquoi personne n’écrit plus comme ça tellement c’est lisible et que ça coule de source.
Jetez-vous sur ce petit livre, vous ne le regretterez pas ! C’est un grand moment de rigolade !