Coup de lectures (1/5)

Publié le par Bertrand

Je m’étais promis d’évoquer encore d’Angoulême sur mon blog, pour parler de toutes les lectures que ça avait engendré.

Mieux vaut tard que jamais, voici donc mon avis sur tous les bouquins que j’ai acheté là-bas (oui, il y en a 25, j’ai pas pu me retenir), en commençant par les 5 premiers :

 

La voiture symétrique


Nul besoin de présenter M.A.Matthieu, qui a exploré tellement de territoires internes à la BD. Cette Patte de Mouche est tout à fait dans son univers, décalé, angoissant, entre rêve et cauchemar. Pas grand-chose d’autre à en dire, si ce n’est qu’à chaque page, le retournement de situation est surprenant et bienvenu. Un récit à part.

 

Les Rabbit 2


Que celui qui n’a pas lu le tome 1 de cette série se dénonce, se flagelle et courre l’acheter !

Sur Carotte Power, j’avais davantage aimé la partie consacrée à Ronan Rabbit que celle consacrée à Tony Rabbit… Et pour cause : de très nombreuses situations étaient du vécu, du quotidien pour tout jeune cadre dynamique (ou pas dynamique, pour ma part je me sens trop proche de Gaston pour l’être un jour).

Dans ce Le coup du lapin, j’ai préféré la partie de Tony. Mais à ma décharge, j’adore l’humour plein de prouts et de caca. Pour Ronan, on sent vraiment le besoin chez l’ami Sti de parler de ce qu’il vit en ce moment, de sa paternité. Et c’est encore trop loin de moi pour que je me sente impliqué. C’est peut-être le point faible de cet album : trop private-joke.

 

Les démons d’Alexia 1


Aaaaah ! La relecture de cet album fut encore un moment très agréable ! Les amis Ers et Dugomier ont vraiment trouvé un sujet passionnant, des intrigues riches et denses (c’est un peu redondant), un trait adapté et une ambiance suffisamment oppressante pour qu’on se retrouve scotchés. Chaque relecture de ce premier tome m’apporte une vision nouvelle de la série, tant sont nombreuses les pistes lancées par Dugo. De son côté, Ers a énormément progressé dans son trait entre ce premier tome et le cinquième. Pour celui-ci, il n’était pas encore à l’aise dans ce style « semi-réaliste » (forcément, après Muriel et Boulon…), mais il est quand même ‘achement balaise !

 

Papa


Pfiou ! Voilà une lecture traumatisante ! Cela faisait longtemps que je voulais lire ce livre, et l’occasion s’est présentée au stand de l’Association. J’avais déjà lu les deux tomes de Moi je, qui m’avaient intrigué sur la personne d’Aude Picault (avec un petit béguin, je dois le dire) et m’avaient définitivement conquis à son graphisme. Papa est tout autre. Dur, violent, tendre, sans concession. Rien n’est épargné au lecteur. Pour visiblement exorciser le suicide de son père, Aude Picault va jusqu’à retranscrire pas à pas, dans une narration éblouissante, les derniers gestes de cet homme. On a la tête qui crie non, mais les mains tournent quand même les pages. C’est une sensation unique pour moi, celle de ne pas vouloir savoir, de ne pas oser affronter ce qui est tout de même si intime, si violemment personnel. Un album qui mériterait d’être plus exposé, que je recommande chaudement à quiconque veut lire une œuvre unique.

 

Nini Patalo 1


Huhuhu ! Je sais ce que vous attendez, bande de coquins ! Alors je ne dirais rien, si ce n’est que quand même, Lisa Mandel a un humour fou !

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Publié dans 400coups

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