Coup ordinaire

Bon bah ayé. Je l’ai lu. Ca faisait déjà deux ans que j’attendais ce tome 4 du Combat Ordinaire, et le voilà. Autant dire que l’excitation était à la mesure de l’évènement. Mais je ne sais pas. J’ai été… Déçu. On ne retrouve pas le sel des trois premiers tomes. On ne trouve pas la réflexion, l’humour et la vie des débuts. Il n’y a que le désespoir dans ce livre. C’est terrifiant d’être à ce point désabusé sur le monde !
Bien entendu que notre existence est inutile, bien sûr que tout est vain et qu’on va tous crever ! Mais comme le disait si bien Schopenhauer : « Vous n’avez aucune chance, alors saisissez-la ! »
Il y a quand même des choses très belles dans Planter des clous. De jolies pensées sur la paternité, sur l’héritage, sur ce qu’on laissera au monde et à nos enfants. Il y a de la poésie, de l’humour et des moments difficiles.
Le problème, c’est que cela est grandement noyé sous la masse des monologues de différents personnages. Même si je suis assez d’accord sur ce qu’ils disent, je ne veux pas l’accepter. Voilà pour le fond. Pour la forme, je trouve ça pesant. Ca fait très donneur de leçon, et c’est vraiment dommage, parce que ça nuit à la lisibilité de l’ensemble. Surtout quand Pablo parle à Marco : à chaque page tournée, on en vient à espérer que la scène finisse tellement c’est looooong !
Mais ne boudons pas notre plaisir, l’ensemble de cette œuvre, sans doute la plus emblématique de la pensée de Larcenet, est une merveille que je ne me lasserai jamais de lire. Avec tout de même moins de plaisir pour la fin.
Mais peut-être est-ce la déception que c’est fini qui me fait penser ça ?
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