Coup

Publié le par Bertrand

Il y a des BD dont on sait ce qu’on va dire, parce que c’est évident.

Il y a des BD qu’on attend, avec plus ou moins d’impatience.

Il y a des BD qu’on attend, parce qu’on sait que l’auteur va nous scotcher.

Il y a des BD dont on n’a rien a dire parce que l’album se suffit à lui-même.

 

Le dernier Capricorne fait partie de ces BD, et même plus encore.

La couverture parle d’elle-même :

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Tout est dit ici. Andreas nous offre un album qui est, comme toujours, une véritable leçon de découpage, mais pas seulement. Là où d’autres se contenteraient d’un concept, Andreas profite des contraintes qu’il se donne pour raconter une histoire à dimension humaine, profondément belle et poétique.

Tout l’album est silencieux. Oui, je sais, ça a déjà été fait une BD silencieuse, sans parole. Mais le tour de force d’Andreas est de faire que ce silence s’impose au lecteur. Quand on lit ce 12e Capricorne, on a vraiment l’impression d’être entouré de silence, on n’entend plus rien, on est sourd. On a tort de penser à la mer (ou à la Mafia) quand on parle du « monde du silence ». Les hautes montagnes sont également un lieu où le silence est oppressant.

On est sourd, mais on n’est pas aveugle, malgré la blancheur des décors.

 

Bref, une fois encore, Andreas nous entraîne là où on ne s’attendait pas à aller. Il poursuit une œuvre ambitieuse avec intelligence et talent, et on se sent moins con quand on referme ses bouquins, flattés d’avoir eu l’intelligence de comprendre. Capricorne, c’est beau, c’est bien, c’est grand. Mangez-en !

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Publié dans 400coups

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