Coup de coeur

Publié le par Bertrand

Aaaaah ! Bon sang ! Tout ce manque de culture ! C’est quand on commence à s’y pencher qu’on s’en rend compte, et c’est franchement déprimant.

J’ai achevé la lecture incroyable d’une pièce de théâtre qui figure d’ors et déjà en tête de mes bouquins préférés de l’univers : On ne badine pas avec l’amour, d’Alfred de Musset.

Comment ai-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre pendant toutes ces années* ? Pourquoi aucun de mes profs de français ne m’a jamais dit de le lire ? Pourquoi n’en parle-t-on pas plus ?

 

Ce bouquin a une qualité essentielle : l’intemporalité.

L’histoire dans ses grandes lignes (et même un peu dans le détail) pourrait tout à fait se passer au Moyen-Âge, au XIXe siècle, aujourd’hui, dans le futur…

Le seul défaut que j’y vois serait son style un peu trop ampoulé qui nuit un peu à la lisibilité, mais bon, c’est une question de mode !

 

Mais de quoi que ça parle au juste ?

Un notable voit revenir son fils et sa nièce le même jour, lui revenant diplômé, elle revenant du couvent. Il a pour volonté de les marier (baaah ! C’est sale de marier des cousins ensemble !) et compte sur un coup de foudre mutuel quand ils se reverront après tant d’années. Seulement, les choses ne se passent pas comme il l’espérait…

S’ensuit une série de « je te suis tu me fuis, je te fuis tu me suis », de quiproquos, de doutes, …

Le ton est d’emblée comique (aaaah ! Ce percepteur et ce curé alcooliques !), mais la tragédie croît à l’acte II pour s’achever à l’acte III dans un coup de théâtre final bluffant et abrupt qui laisse le lecteur (ou spectateur) groggy et sur le cul.

Cette histoire n’aurait pu être mieux menée, et j’engage tout le monde à la lire, surtout que c’est assez court (et sous forme de dialogues, ça se bouffe plus vite !).

 

 

* Dans la même catégorie, il me faut placer La cantatrice chauve, d’Eugène Ionesco… Oui, mon inculture est crasse, mais je me soigne progressivement !

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Publié dans 400coups

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